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⚖ Note éditoriale et juridique : Les éléments présentés dans cette fiche sont les allégations documentées de Mme Yvette Michaud, telles qu'exposées dans ses dépôts de plainte, ses courriers aux autorités et ses publications sur Mediapart. Ils s'appuient sur des pièces versées à des procédures judiciaires en cours. Aucune condamnation définitive n'a été prononcée à ce jour à l'encontre des personnes ou institutions mentionnées. NonPossumus publie ce témoignage au titre de la liberté d'expression et du droit d'alerte, sans prendre position sur le fond du litige.
⚠ Lanceuse d'alerte — Affaire SCI Danmarine — Témoignage en cours de procédure
Yvette Michaud

Yvette Michaud

Les membres · Justice & Lanceurs d'alerte

Yvette Michaud

Gérante SCI Danmarine · PDG de SA · Lanceuse d'alerte

Fraude bancaire alléguée Actes notariés contestés Saisie immobilière TEG illégaux allégués Droit d'alerte

Cheffe d'entreprise de Créteil, Yvette Michaud dénonce depuis plus de vingt ans ce qu'elle décrit comme une fraude orchestrée par un établissement bancaire et des notaires, ayant conduit selon elle à la saisie illégale de ses biens — ceux de sa SCI, mais aussi certains biens personnels — sur la base de faux titres exécutoires. Son dossier s'appuie sur une enquête de police judiciaire, des expertises financières et plusieurs centaines de pièces versées aux procédures.

19–34 M€
Préjudice estimé allégué
144
Pièces litigieuses recensées
+20 ans
De combat judiciaire
3
Actes notariés contestés

Qui est Yvette Michaud ?

Yvette Michaud est une cheffe d'entreprise installée à Créteil (Val-de-Marne), PDG d'une SA et gérante à 99 % de la SCI Danmarine, société civile immobilière propriétaire d'un ensemble immobilier de 3 800 m² de terrain et 2 400 m² de bâti situé dans la zone Joinville–Champigny (94), dont elle estime la valeur en 2026 entre 14 et 28 millions d'euros. Selon elle, cet ensemble générait, travaux en cours, un loyer mensuel de l'ordre de 15 000 € HT, avec une perspective de doublement sous deux ans.

Au début des années 2000, la SCI Danmarine engage des opérations de financement auprès d'un établissement bancaire, à la suite de la tempête du 26 décembre 1999. Mme Michaud affirme n'avoir jamais signé d'acte de prêt en présence d'un notaire, ni en avril 2000 ni en juillet 2001, et conteste la régularité des actes notariés produits ultérieurement par la banque devant les tribunaux.

Selon elle, la situation bascule en 2003 lorsque l'établissement initial est repris par un grand groupe bancaire international, qui exige le remboursement intégral des deux prêts. Mme Michaud affirme que son compte est alors fermé et requalifié en compte impayé, et que des chèques qu'elle adressait pour un montant cumulé d'environ 44 000 € lui auraient été retournés. C'est sur cette base contestée que se construit, selon elle, un engrenage de pratiques qu'elle qualifie de frauduleuses : taux effectifs globaux (TEG) délibérément erronés, prélèvements abusifs, et — point central de l'affaire — l'utilisation en justice d'actes dont elle conteste la conformité avec les documents évoqués à l'époque.

Au-delà de l'affaire Danmarine, Mme Michaud indique faire également l'objet, selon elle, de procédures contestées concernant des biens personnels situés à Canet, impliquant le même établissement bancaire et certains des mêmes conseils, ainsi que des organismes publics qu'elle met en cause pour leur rôle dans ce second dossier (voir section dédiée ci-dessous).

Privée, dit-elle, de 90 % de ses revenus par les saisies qu'elle conteste, contrainte de solliciter l'aide du Secours Catholique de Créteil, elle n'a jamais cessé de se battre. Pendant plus de vingt ans, elle a multiplié les dépôts de plaintes, les expertises financières, les recours devant de nombreuses juridictions (Versailles, Nanterre, Paris, Créteil, Perpignan, Montpellier, Villejuif…), et les interpellations des plus hautes autorités de l'État, jusqu'au Garde des Sceaux, au Premier ministre et au Défenseur des droits. Elle indique avoir également saisi l'ACPR, l'AMF ainsi que l'Ordre des avocats de Paris, procédures actuellement en cours.

Elle publie son témoignage sur Mediapart depuis 2013, documentant chaque étape d'un combat que les institutions ont, selon elle, refusé d'entendre.

📅 Chronologie de l'affaire Danmarine

26 décembre 1999

Tempête et contexte initial

À la suite de la tempête du 26 décembre 1999, des opérations de financement sont mises en place pour la SCI Danmarine auprès d'un établissement bancaire. Trois actes seraient en cause au fil des années (12 avril 2000, 25 juillet 2001, 11 septembre 2002), tous contestés par Mme Michaud.

12 avril 2000

Premier acte de prêt contesté — aucune signature reconnue

Un rendez-vous est initialement prévu chez un notaire de Nogent-sur-Marne pour une signature à 14h. Une notaire du Jura, en charge du dossier, organise un déplacement vers Paris le matin même, avec arrivée à la Gare de Lyon, puis déplacement vers une étude notariale de Neuilly-sur-Seine liée à la banque. Selon Mme Michaud, le notaire titulaire était absent ; seule une collaboratrice, non habilitée selon ses propres dires à recevoir un acte authentique, l'aurait reçue. Mme Michaud affirme n'avoir jamais signé de prêt en présence d'un notaire ce jour-là.

25 juillet 2001

Second « projet d'acte » contesté sur un quai de gare

Mme Michaud est convoquée, entre deux trains, sur le quai de la Gare de Lyon par la même notaire du Jura, qui lui présente un document qualifié de « projet d'acte ». Elle indique n'avoir eu droit qu'à une lecture rapide et partielle, sans remise d'exemplaire, et conteste tant le consentement éclairé que la régularité de cette signature.

11 septembre 2002

Troisième acte contesté — prêt utilisé dans une procédure à Perpignan

Un troisième acte daté du 11 septembre 2002 fait également l'objet de versions contradictoires selon Mme Michaud. Elle indique qu'il s'agissait à l'origine d'un prêt « in fine » sur une durée d'un an — donc éteint à son terme — remplacé par un avenant sur feuille volante en octobre 2003, qu'elle affirme n'avoir jamais été passé devant notaire. Cet acte aurait ensuite été utilisé dans une procédure de saisie immobilière à Perpignan.

2003

Reprise bancaire et exigence de remboursement intégral

Selon Mme Michaud, l'établissement bancaire d'origine est repris par un grand groupe international, qui exige le remboursement intégral des prêts. Elle affirme que son compte est fermé et transformé en compte impayé, et que des chèques pour un montant cumulé d'environ 44 000 € lui auraient été retournés.

2001 – 2006

TEG erronés et prélèvements contestés

Un expert financier indépendant établit, selon ses calculs versés aux procédures, que la banque aurait appliqué sur les prêts un taux réel supérieur à 20 % sans information préalable de la cliente. Le trop-perçu allégué s'élèverait à près de 400 000 € sur l'ensemble des prêts.

15 décembre 2005 – 2006

Vente par adjudication contestée

L'immeuble de la SCI Danmarine est vendu par adjudication. Mme Michaud conteste la légalité de cette saisie, affirmant qu'elle a été obtenue sur la base de copies d'actes qu'elle estime falsifiées et sans titre exécutoire original valable. Elle indique que les adjudicataires ne disposaient, selon elle, d'aucun apport financier pour le prix d'adjudication de 1 160 000 €, et que le titre aurait été inscrit aux hypothèques de Créteil dès le 22 mai 2006 sans paiement effectif à cette date.

Septembre – Octobre 2006

Action en nullité de la vente judiciaire

Selon Mme Michaud, son conseil de l'époque, après avoir obtenu communication des actes de prêt produits par la banque, assigne celle-ci ainsi que les adjudicataires en nullité de la vente judiciaire pour fraude et absence de titre exécutoire.

2012 – 2013

Enquête préliminaire de police judiciaire

Un officier de police judiciaire, mandaté par le Parquet de Nanterre, conduit une enquête préliminaire (rapport n°2012/5562, daté du 7 février 2013). Ce rapport, sur lequel Mme Michaud s'appuie, relève selon elle des éléments caractérisant le faux en écriture publique et l'escroquerie au jugement.

2018

Non-lieu contesté dans le volet pénal

Une décision de non-lieu est rendue dans le volet pénal de l'instruction. Mme Michaud conteste cette décision, estimant que les multiples versions contradictoires des actes n'auraient pas été suffisamment prises en compte.

Février 2024

Ouverture d'un dossier sinistre auprès de l'assureur des notaires

À la suite de ses demandes répétées de preuves des actes authentiques, la chambre des notaires concernée l'informe de l'ouverture d'un dossier sinistre auprès de la compagnie d'assurance professionnelle des notaires.

12 mai 2026

Plainte disciplinaire auprès du Bâtonnier de Paris

Mme Michaud dépose une plainte disciplinaire auprès du Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris, visant plusieurs avocats ayant représenté la banque et les notaires dans ses procédures. Elle leur reproche d'avoir, selon elle, produit et soutenu en justice des actes dont l'absence d'originaux et les versions contradictoires ne pouvaient leur échapper. Elle sollicite l'ouverture d'une enquête disciplinaire et, le cas échéant, la transmission des faits au parquet.

20 janvier 2026

Jugement favorable — absence de titre exécutoire constatée

Saisi par des sociétés de recouvrement agissant pour le compte d'un établissement bancaire, le juge de l'exécution du Tribunal judiciaire de Paris constate l'absence de qualité à agir et de preuve de créance, et déclare la procédure irrecevable. Mme Michaud y voit la confirmation du bien-fondé de ses contestations.

Juin 2026

Nouvelle alerte publique

Publication de « Les Ponce Pilate de la Justice » sur Mediapart. Mme Michaud annonce son intention d'engager des recours devant le Conseil d'État, la CEDH et le Défenseur des droits.

📋 Allégations documentées versées aux procédures

144 pièces litigieuses recensées

Mme Michaud a constitué un dossier de 144 pièces qu'elle estime incohérentes, non signées ou contradictoires, versées au fil des vingt dernières années dans ses différentes procédures.

35 versions cumulées sur 3 actes

Selon Mme Michaud : 16 versions de l'acte du 12 avril 2000, 10 versions de celui du 25 juillet 2001, et 9 versions de celui du 11 septembre 2002 — sans qu'aucun original ou minute notariale authentifiable n'ait, selon elle, jamais été produit.

Notaires absents à la signature

Selon les procès-verbaux d'audition versés aux débats, Mme Michaud indique que les notaires concernés reconnaissent ne pas avoir été présents lors des signatures des actes qu'ils auraient instrumentés.

TEG supérieur à 20 % allégué

Un expert financier calcule, dans des rapports produits aux procédures, que la banque a appliqué des taux effectifs supérieurs au taux déclaré, ce qui constituerait selon lui un taux usuraire.

Aucun acte inscrit aux hypothèques

Mme Michaud soutient qu'aucun des actes ne figure au rang des hypothèques dans le délai légal, ce qui les rendrait selon elle caducs et sans valeur exécutoire.

Anomalies hypothécaires

Mme Michaud relève des inscriptions hypothécaires sans titres correspondants, des incohérences de montants, puis une disparition totale des créanciers inscrits constatée sur un relevé de mars 2026.

Jugement du 9 avril 2014

Une tentative de saisie du compte bancaire de la SCI Danmarine est rejetée par un juge, qui condamne les parties à l'origine de cette mesure que Mme Michaud qualifie d'abusive.

Rapport de police judiciaire

Un rapport d'enquête préliminaire pénale (2013) est versé au dossier par Mme Michaud, qui estime qu'il établit les éléments constitutifs de faux en écriture publique et d'usage de faux.

Parties désignées dans les procédures par Mme Michaud

Établissement bancaire — défendeur

HSBC France SA (venant aux droits de la Banque UBP)

Mise en cause par Mme Michaud pour production alléguée d'actes contestés en justice, application de TEG erronés, fermeture de compte et retour de chèques pour environ 44 000 €, et obtention de saisies immobilières contestées. HSBC est une institution financière qui conteste les allégations portées contre elle.

Établissement bancaire — défendeur

BNP Paribas (ex-UCB)

Mis en cause par Mme Michaud pour application alléguée de TEG dépassant le seuil de l'usure, et poursuite de saisies via des sociétés de recouvrement — l'une de ces procédures ayant été rejetée par un tribunal en janvier 2026 faute de titre exécutoire.

Notaire — mis en cause dans les plaintes

Un notaire établi à Neuilly-sur-Seine

Mme Michaud conteste l'acte du 12 avril 2000 dont la signature aurait dû intervenir dans cette étude liée à la banque. Elle affirme que le notaire titulaire était absent et que seule une collaboratrice non habilitée l'aurait reçue.

Notaire — mise en cause dans les plaintes

Une notaire établie dans le Jura

Mme Michaud met en cause cette notaire, qu'elle indique avoir fait l'objet d'une mesure d'administration provisoire de sa chambre professionnelle depuis 1999, pour son rôle dans l'organisation des rendez-vous contestés et pour les versions contradictoires des actes produits en justice.

Adjudicataires — mis en cause

Les acquéreurs de l'immeuble adjugé en 2005-2006

Mme Michaud affirme que ces acquéreurs ne disposaient d'aucun apport financier pour le prix d'adjudication, et qu'ils auraient fait inscrire le titre aux hypothèques avant tout paiement effectif des sommes dues.

Conseils de la banque et des notaires — visés par la plainte disciplinaire

Plusieurs avocats ayant représenté HSBC et les notaires dans les procédures

Mme Michaud a déposé en mai 2026 une plainte disciplinaire auprès du Bâtonnier de Paris à l'encontre de plusieurs avocats ayant, selon elle, représenté la banque et les notaires dans le cadre des procédures contestées. Elle leur reproche d'avoir produit et soutenu en justice des actes dont l'absence d'originaux ne pouvait, selon elle, leur échapper. Ces avocats sont distincts de ceux ayant représenté Mme Michaud elle-même, et la plainte ne vise pas ses propres conseils. Aucune décision disciplinaire n'a été rendue à ce jour.

🏠 Second volet — biens personnels à Canet

Indépendamment de l'affaire Danmarine, Mme Michaud indique faire l'objet de procédures contestées concernant des biens immobiliers personnels situés à Canet. Elle affirme que ce second dossier implique le même établissement bancaire ainsi que, selon elle, certains des mêmes conseils que dans l'affaire Danmarine.

Mme Michaud met également en cause, dans ce volet, le rôle qu'auraient joué selon elle la Caisse des Dépôts et Consignations et le Service des Impôts des Particuliers (SIP) de Créteil, qu'elle soupçonne d'une forme de complicité ou de défaillance dans le traitement de ce dossier.

NonPossumus n'a pas eu accès, à ce stade, aux pièces détaillées de ce second dossier et ne peut donc en présenter une chronologie factuelle. Cette section sera complétée si Mme Michaud transmet les éléments documentaires correspondants.

HSBC Caisse des Dépôts (rôle allégué) SIP de Créteil (rôle allégué)

💶 Évaluation du préjudice allégué

Sur la base d'une expertise financière indépendante et d'une analyse actuarielle des loyers perdus, Mme Michaud évalue le préjudice total subi (affaire Danmarine) à :

19 à 34 millions d'euros

Cette estimation, produite par Mme Michaud à l'appui de ses demandes, inclut la valeur actuelle estimée de la SCI, les loyers non perçus actualisés, et la perte de ses biens personnels selon elle liée aux mêmes pratiques.

Valeur estimée SCI (2026)

14 à 28 millions €

Surface du bien

3 800 m² terrain · 2 400 m² bâti

Prix d'adjudication contesté

1 160 000 €

Chèques retournés (2003)

~44 000 €

Actions engagées par Mme Michaud

Depuis 2006

Procédures judiciaires multiples

Recours devant les TGI de Versailles, Nanterre, Paris, Créteil, Perpignan, Montpellier et Villejuif, ainsi que devant la Cour d'appel de Paris. 144 pièces produites au total selon son décompte.

2006

Action en nullité de la vente judiciaire

Action engagée pour fraude et absence de titre exécutoire, contre la banque et les adjudicataires de l'immeuble.

2012 – 2013

Plainte pénale et enquête préliminaire

Plainte pénale ayant conduit à une enquête préliminaire diligentée par le Parquet de Nanterre.

12 mai 2026

Plainte disciplinaire auprès du Bâtonnier de Paris

Plainte visant plusieurs avocats ayant représenté la banque et les notaires dans ses procédures — et non ses propres conseils — pour manquement allégué au devoir de probité et de loyauté dans la production de pièces en justice.

Depuis 2013

Blog Mediapart

Publication régulière sur le Club Mediapart, documentant les étapes du dossier.

Septembre 2025

Recours gracieux au Garde des Sceaux

Lettre recommandée AR contestant le refus d'intervention du ministère, avec copies adressées au Premier ministre et au Défenseur des droits.

En cours

Saisines ACPR et AMF

Procédures en cours auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

À venir

Recours européens et institutionnels annoncés

Recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d'État · Saisine du Défenseur des droits · Saisine de la CEDH · Action en responsabilité de l'État pour carence fautive.

📰 Publications Mediapart

M

Yvette Michaud publie depuis 2013 sur le Club Mediapart (blog personnel, non validé ni modéré par la rédaction de Mediapart). Ses principales publications :

— « SCI Danmarine / Dépouillée par HSBC/BNP — Exemple affaire Cahuzac » (10 août 2013)

— « Les Ponce Pilate de la Justice — refus d'intervenir contre notaires et HSBC » (18 septembre 2025, mis à jour juin 2026)

→ blogs.mediapart.fr/yvette-michaud

« Une justice qui ferme ses portes aux citoyens ordinaires pour ne s'ouvrir qu'aux corporations privilégiées n'est plus la justice de la République mais celle de l'oligarchie. L'égalité devant la loi n'est pas une concession mais un droit constitutionnel. »
— Yvette Michaud, recours gracieux au Garde des Sceaux, 18 septembre 2025