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Général Dominique Delawarde — Hommage | Non Possumus
Général Dominique Delawarde en uniforme

Général de division Dominique
Delawarde


Officier général · Analyste géopolitique

Saint-Cyrien · Chasseurs alpins · Légion étrangère

Chef du bureau Situation-Renseignement-GE de l'État-major interarmées.
Analyste géopolitique indépendant jusqu'au bout.

✦ Légion d'honneur ✦ Ordre national du Mérite ✦ Prytanée · Saint-Cyr
Décédé le 11 mai 2025
In Memoriam
Portrait

Le général Dominique Delawarde nous a quittés le 11 mai 2025, laissant derrière lui une vie entièrement consacrée au service de la France. Formé au Prytanée national militaire de La Flèche puis à Saint-Cyr, il a servi avec distinction au sein des chasseurs alpins et de la Légion étrangère — deux corps qui ne recrutent pas des tièdes.

Il a commandé le 7e bataillon de chasseurs alpins lors de la guerre de Bosnie, engagé sur le mont Igman aux portes de Sarajevo — là où l'Europe regardait une ville assiégée et cherchait ses mots. Plus de huit années de missions à l'étranger — États-Unis, Amérique du Sud, Proche-Orient, Balkans, Golfe — ont façonné un officier d'expérience rare, au contact de réalités que les cabinets parisiens n'ont jamais connues.

Il a terminé sa carrière comme chef du bureau Situation-Renseignement-Guerre électronique de l'État-major interarmées, décoré de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite. Quand un homme passe sa vie à lire les cartes du monde depuis les états-majors, puis à les arpenter sur le terrain, il acquiert une forme de lucidité que les éditorialistes de plateau ne possèdent pas.

Après sa retraite, il n'a pas posé les armes. Convaincu de la nécessité d'une parole libre et documentée, il s'est consacré avec une énergie remarquable à un travail de réinformation — analyses géopolitiques, tribunes, interventions publiques — cherchant à offrir des lectures alternatives des grands événements internationaux à ceux qui le suivaient. Ses positions ont nourri des débats vifs, parfois des polémiques. Ceux qui l'ont connu témoignent d'un homme rigoureux, engagé, qui s'exprimait sources à l'appui et ne renonçait jamais à dire ce qu'il pensait vrai.

« Une vie entièrement consacrée au service de la France — puis au service de la vérité. »

— Hommage de ses proches, mai 2025
Parcours militaire
Formation
Prytanée national militaire de La Flèche — formation classique d'une élite militaire française. Puis École spéciale militaire de Saint-Cyr — l'école des officiers français par excellence.
Armes
Service au sein des chasseurs alpins — troupes de montagne d'élite — et de la Légion étrangère — corps d'exception reconnu mondialement.
Bosnie
Commande le 7e bataillon de chasseurs alpins lors de la guerre de Bosnie. Déployé sur le mont Igman, aux portes de Sarajevo — l'un des théâtres les plus exposés du conflit yougoslave.
+8 ans
Missions extérieures — États-Unis, Amérique du Sud, Proche-Orient, Balkans, Golfe. Huit années d'expérience terrain internationale qui donnent à ses analyses une base empirique irremplaçable.
Fin de carrière
Chef du bureau Situation-Renseignement-Guerre électronique de l'État-major interarmées. Le bureau qui lit le monde tel qu'il est. Décoré de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite.
Retraite
Engagement dans la réinformation géopolitique — analyses, tribunes, interventions publiques. Une parole libre, documentée, sources à l'appui. Il ne renonçait jamais à dire ce qu'il pensait vrai.
11 mai 2025
Décès. Il laisse derrière lui une carrière militaire exemplaire et une œuvre de réinformation considérable, suivie par des dizaines de milliers de lecteurs et d'auditeurs.

Après l'armée — la parole libre
Un officier qui n'a jamais cessé d'analyser

Contrairement à beaucoup d'officiers généraux qui, après leur retraite, rentrent dans le rang du silence ou de la déférence institutionnelle, Dominique Delawarde fit le choix inverse. Fort de décennies d'expérience opérationnelle et analytique dans les zones de conflit les plus sensibles du globe, il s'estima en devoir de partager ce que sa carrière lui avait appris — y compris ce que les narratifs officiels laissaient dans l'ombre.

Ses analyses géopolitiques — sur l'Ukraine, sur le Proche-Orient, sur la politique étrangère française, sur les rapports de force mondiaux — étaient argumentées, sourcées, et souvent radicalement différentes de ce que la presse mainstream diffusait. Elles dérangeaient. Elles lui valaient des attaques. Il continuait, imperturbable, avec la même méthode qu'il avait appliquée au bureau Renseignement : lire les faits, les confronter, en tirer des conclusions — et les assumer.

Ceux qui l'ont connu témoignent d'un homme rigoureux, engagé, sans condescendance, qui prenait le temps d'expliquer, de justifier chaque affirmation, et qui considérait la diffusion d'une parole libre comme un devoir civique autant qu'un prolongement naturel de son serment de servir la France.


Hommages
La communauté de la réinformation en deuil

À l'annonce de sa mort le 11 mai 2025, de nombreuses voix du paysage alternatif et de la réinformation géopolitique lui ont rendu hommage — parmi lesquelles celles qui l'avaient interviewé, cité, republié, combattu parfois, mais qui toutes reconnaissaient en lui un homme de conviction qui ne vendait pas sa plume.

Non Possumus s'associe à ces hommages. Qu'on ait partagé ou non toutes ses analyses, Dominique Delawarde incarnait quelque chose qui manque cruellement dans le débat public français : un officier de haut rang qui acceptait de penser à voix haute, de remettre en question les récits dominants, et d'en payer le prix si nécessaire. Cette forme de courage civil est aussi rare que le courage militaire. Il les a exercés tous les deux.


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