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HAARP : programme scientifique ou arme climatique ? Ce que les institutions admettent

HAARP : programme scientifique ou arme climatique ? Ce que les institutions admettent

Son nom ressemble à celui d'un instrument de musique. Son rôle officiel est d'étudier l'ionosphère. Mais depuis trente ans, le programme HAARP fascine, inquiète et divise — et pas seulement dans les milieux conspirationnistes. Jusqu'au Parlement européen, des voix se sont élevées pour demander des comptes.

HAARP — High Frequency Active Auroral Research Program — est un observatoire de recherche américain voué à l'étude de l'ionosphère. Il était à l'origine un projet militaire financé par la DARPA, l'US Navy et l'US Air Force, destiné à étudier l'impact de l'ionosphère sur les communications radio longue distance. Son instrument principal est un puissant émetteur radio haute fréquence utilisant un réseau de 180 antennes phasées.

Officiellement, rien que de la science. Mais le Parlement européen lui-même, dans un rapport de 1999 sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère, a noté que HAARP "permet de contrôler des énergies gigantesques" et que "la manipulation des particularités électriques de l'atmosphère, utilisée à des fins militaires contre un ennemi, peut avoir des conséquences terribles". Ce n'est pas un blog anonyme. C'est une résolution officielle du Parlement de l'Union européenne.

Selon des analystes spécialisés, HAARP s'appuie sur plusieurs brevets américains portant sur la modification de l'ionosphère, la génération d'ondes de haute fréquence et l'influence sur la météo. Certains estiment que la puissance brute importe moins que le phénomène de résonance : une émission ciblée au bon moment pourrait amplifier une instabilité atmosphérique et provoquer indirectement une catastrophe naturelle de manière indétectable.

En 2015, l'armée américaine a cessé d'exploiter le programme et l'a transféré à l'Université d'Alaska. Abandon sincère d'un programme devenu inutile ? Ou transfert civil d'une technologie que l'armée a jugé préférable de rendre moins visible ? La question mérite d'être posée — sans hystérie, mais sans naïveté non plus. Les États ne dépensent pas des milliards dans des installations militaires secrètes par pur amour de la science.