Accéder au contenu principal

Foyers de l'ASE : les enfants de la République livrés aux proxénètes

Foyers de l'ASE : les enfants de la République livrés aux proxénètes

Ce qui se passe dans certains foyers de l'Aide Sociale à l'Enfance n'est pas un dysfonctionnement. C'est un effondrement moral. Des fillettes placées par l'État, censées être protégées par l'État, se font recruter par des proxénètes devant les grilles de leurs foyers. En France. En 2025.

Selon la récente commission d'enquête parlementaire sur les enfants placés, 15 000 mineurs sont victimes de prostitution en France, en majorité des enfants placés à l'ASE. Le ministère de la Justice lui-même reconnaît une situation critique et évoque une défaillance. Quinze mille enfants. Quinze mille. Le chiffre devrait faire tomber des têtes. Il n'en fait tomber aucune. Franceinfo

Les présidents des départements de l'Essonne, des Yvelines et des Bouches-du-Rhône sont visés par des recours pour faute en responsabilité. Des familles les accusent d'avoir laissé leurs filles, placées en foyers, devenir la cible de proxénètes. Des très jeunes filles attendues devant leur foyer par des voitures de proxénètes dès la nuit tombée. France Bleu

En 2024, parmi les 91 mineurs résidant en Seine-Saint-Denis signalés au Parquet comme victimes de proxénétisme ou suspicions de prostitution, 69 étaient déjà suivis au titre de l'assistance éducative — soit 76 %. Trois enfants prostitués sur quatre étaient déjà connus de l'ASE. Déjà dans le système. Déjà sous sa "protection". Arrêtons les violences

Les foyers sont contrôlés tous les cinq ans par les départements — ceux-là mêmes qui les financent. Une dérive particulièrement inquiétante est la hausse du recours à des organismes privés à but lucratif et à des personnels intérimaires. Des enfants traumatisés, confiés à des inconnus recrutés par des agences, contrôlés par ceux qui ont intérêt à ne pas voir. Franceinfo

Quand l'État devient le proxénète de ses propres enfants par négligence organisée, ce n'est plus un scandale. C'est un crime d'État.