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Épileptique depuis l'âge de six ans, Marine Martin est traitée à la Dépakine (valproate de sodium). Elle prend ce médicament pendant ses grossesses, en 1998 puis en 2001-2002, après avoir demandé à plusieurs médecins s'il présentait un risque. Ses deux enfants, nés en 1999 et 2002, sont aujourd'hui atteints d'autisme ; son fils est né avec une malformation et un handicap lourd.

Portrait de Marine Martin
Lanceuse d'alerte · NonPossumus.info

Marine Martin

Fondatrice et présidente de l'APESAC · Scandale de la Dépakine (valproate de sodium)

Épileptique, mère de deux enfants handicapés par un médicament dont la notice ne signalait pas les risques, elle a décidé de ne pas se taire.

★ Lanceuse d'alerte 🏛 Fondatrice de l'APESAC (2011) 💊 Dépakine / valproate de sodium ⚖ Plaignante contre Sanofi 📚 Auteure de « Dépakine, je ne pouvais pas me taire »
2011alerte lancée et création de l'APESAC
6 500victimes accompagnées par l'APESAC (2019)
2 150 – 4 100enfants avec malformations (estimation ANSM)
16 600 – 30 400enfants avec troubles neurodéveloppementaux (ANSM)
284 867 €versés par Sanofi à sa famille (jugement du 9 sept. 2024)

✦ Présentation

Épileptique depuis l'âge de six ans, Marine Martin est traitée à la Dépakine (valproate de sodium). Elle prend ce médicament pendant ses grossesses, en 1998 puis en 2001-2002, après avoir demandé à plusieurs médecins s'il présentait un risque. Ses deux enfants, nés en 1999 et 2002, sont aujourd'hui atteints d'autisme ; son fils est né avec une malformation et un handicap lourd.

En 2011, en cherchant sur Internet quels médicaments sont dangereux pendant la grossesse, elle découvre sur le site du CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes) que la Dépakine figure parmi les plus risqués. Elle lance alors l'alerte, retrouve d'autres familles et fonde l'APESAC (Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant).

Depuis, elle mène un combat à la fois médiatique, judiciaire et politique : information des patientes et des médecins, mesures de prévention, plaintes pénales, action de groupe et indemnisation des victimes. Elle s'est inspirée de l'exemple d'Irène Frachon, lanceuse d'alerte du Mediator.

📅 Chronologie du combat

1967

Commercialisation de la Dépakine

Le valproate de sodium est mis sur le marché sous la marque Dépakine (Sanofi), puis sous des marques génériques et d'autres noms (Dépakote, Dépamide).

1998 – 2002

Les grossesses

Marine Martin prend de la Dépakine pendant ses grossesses. Ses enfants naissent en 1999 et 2002.

2011

L'alerte et la création de l'APESAC

Elle découvre le risque, lance l'alerte et fonde l'association pour retrouver et soutenir les familles.

2014 – 2017

La « deuxième génération »

L'APESAC recueille des cas de petits-enfants de victimes présentant des troubles similaires. Marine Martin demande des études et rencontre la ministre de la Santé Agnès Buzyn le 27 novembre 2017.

2015 – 2016

Plaintes et enquête pénale

Elle porte plainte contre Sanofi. Une enquête est ouverte à Paris en septembre 2016 sur la période 1990 – avril 2015.

3 février 2020 ✦

Sanofi mis en examen

Le laboratoire est mis en examen pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires ». Marine Martin y voit une étape importante.

Août 2020 ✦

Mise en examen pour homicides involontaires

Sanofi est mis en examen pour « homicides involontaires » après une plainte de l'APESAC. Selon l'association, le juge a imposé un cautionnement de 80 millions d'euros. Sanofi conteste ces poursuites.

Décembre 2021

Première étude sur l'impact transgénérationnel

Une publication internationale conclut à la nécessité d'études sur les effets sur les petits-enfants, ce que l'APESAC réclamait depuis plusieurs années.

Janvier – mai 2022

Action de groupe et condamnation à Nanterre

La justice autorise des familles à se joindre à une action de groupe contre Sanofi. En mai, le tribunal de Nanterre condamne le laboratoire à indemniser une famille (plus de 400 000 €) en reconnaissant le lien avec les troubles neurodéveloppementaux. Sanofi fait appel.

9 septembre 2024 ✦

Sanofi condamné à indemniser Marine Martin

Le tribunal judiciaire de Paris juge Sanofi responsable d'un défaut d'information sur les risques malformatifs et neurodéveloppementaux, du maintien en circulation d'un produit qu'il savait défectueux et d'une faute de vigilance pendant ses grossesses. Il doit verser 284 867,24 € à Marine Martin et à ses deux enfants. Sanofi annonce faire appel.

⚠ Où en est-on aujourd'hui ?

Le dossier judiciaire est loin d'être soldé.

Marine Martin préside toujours l'APESAC et continue de dénoncer des prescriptions de valproate à des femmes enceintes ou en âge de procréer. Elle réclame notamment des logiciels d'aide à la prescription qui alertent les médecins, la poursuite des études sur la transmission aux générations suivantes et l'indemnisation de toutes les victimes.

À vérifier avant publication : l'issue de l'appel de Sanofi dans le dossier Martin, l'avancée de l'action de groupe, l'instruction pénale (homicides involontaires) et les éventuelles évolutions du dispositif d'indemnisation de l'ONIAM.

📚 Son ouvrage

2017

Dépakine, je ne pouvais pas me taire

Son témoignage : de ses grossesses à la création de l'APESAC et à la bataille contre le laboratoire et les autorités sanitaires. (Vérifier l'éditeur et l'ISBN avant publication.)

Amazon.fr Fnac

🏅 Engagements & influence

🏛 APESAC

Association d'aide aux familles : information, accompagnement administratif, scolaire et judiciaire, rassemblements avec médecins et avocats.

⚖ Justice

À l'origine de la procédure pénale contre Sanofi et d'une action de groupe, en collaboration avec Me Charles Joseph-Oudin.

🔬 Recherche

Alerte sur l'impact transgénérationnel du valproate et appel à des études indépendantes.

📣 Médias

Principal visage des victimes de la Dépakine, invitée régulière des médias et du salon « Des livres d'alerte ».

🔗 Liens utiles

NonPossumus.info — Lanceurs d'alerte
Fiche établie en octobre 2026. Sources : Le Quotidien du Médecin, Le Quotidien du Pharmacien, Allo Docteurs, Europe 1, Reuters, Santé mentale, Le Petit Journal, APESAC.
Mise à jour : octobre 2026