À 23 ans, il cumule les gardes à vue, les contrôles judiciaires et les interdictions. Pour ses soutiens : la preuve que la parole dissidente se paye cash.
Ritchy Thibault est de nouveau sous contrôle judiciaire et fait l'objet de multiples procédures judiciaires. Interpellé le 1er octobre 2026 à Saint-Denis lors des blocages lycéens, alors qu'il était déjà interdit de manifestation. Décision judiciaire attendue le 6 octobre 2026.
Ritchy Thibault Militant · Étudiant en histoire · Porte-parole PEPS · Paris
À 23 ans, il cumule les gardes à vue, les contrôles judiciaires et les interdictions. Pour ses soutiens : la preuve que la parole dissidente se paye cash.
✦ Qui est Ritchy Thibault
Ritchy Thibault est un jeune militant politique français, étudiant en histoire, qui s'est engagé très tôt dans les mouvements sociaux. Ancien Gilet Jaune, il a participé aux mobilisations contre la réforme des retraites, contre les mégabassines à Sainte-Soline, et aux rassemblements de solidarité avec la Palestine. En 2023, il devient porte-parole du collectif écologiste PEPS (Pour une Écologie Populaire et Sociale), tout en occupant le poste de collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais.
Pour ses soutiens, Ritchy Thibault est un jeune homme issu des milieux populaires qui a choisi d'élever la voix là où d'autres se taisent — dans la rue, devant les caméras, au mégaphone. Pour ses adversaires, il incarne les dérives d'un activisme radical qui franchit les limites de la liberté d'expression. Entre les deux, un État qui multiplie les procédures à son encontre : gardes à vue, contrôles judiciaires, interdictions, fichage S.
✊ Ses engagements
Gilets Jaunes
Engagement dès le début du mouvement contre l'injustice fiscale et la vie chère.
Retraites — 2023
Mobilisations contre la réforme Borne, figure visible des cortèges étudiants.
Sainte-Soline
Présent lors de la manifestation contre les mégabassines de l'agrobusiness.
Solidarité Palestine
Porte-voix lors de rassemblements de soutien au peuple palestinien — à l'origine de plusieurs des procédures judiciaires intentées contre lui.
PEPS — Écologie populaire
Porte-parole depuis 2023 du collectif Pour une Écologie Populaire et Sociale.
Blocages lycéens — 2026
Présent à Saint-Denis le 1er octobre 2026 lors de la mobilisation des lycéens et étudiants.
⚖ Ce que lui reproche l'État
- Incitation à la violence — discours lors d'un rassemblement pro-palestinien (2024) ; jugé le 29 juillet 2026
- Injure publique envers les forces de l'ordre — plainte de Bruno Retailleau après des propos sur X
- Appel à l'insurrection — plainte pour des propos lors d'un rassemblement contre l'islamophobie (2025)
- Provocation et outrage — lors des blocages lycéens de Saint-Denis, 1er octobre 2026
- Violation de contrôle judiciaire — présent à une manifestation alors qu'il était interdit d'y participer
- Fiché S depuis 2023 — surveillance permanente des services de renseignement
- Interdit d'accès à l'Assemblée nationale depuis octobre 2024, banni du Palais-Bourbon
📅 Chronologie judiciaire
Premiers engagements visibles — premier fichage
Porte-parole du PEPS. Collaborateur de la députée LFI Ersilia Soudais. Fiché S par les services de renseignement. Participe aux mobilisations contre la réforme des retraites et à Sainte-Soline.
Interdit d'accès à l'Assemblée nationale
Après ses prises de parole lors de rassemblements pro-palestiniens, la préfecture saisit le procureur. L'Assemblée nationale lui interdit l'accès au Palais-Bourbon pour « risque pour la sécurité ».
Nouvelles plaintes — Retailleau
Bruno Retailleau (ministre de l'Intérieur) dépose deux plaintes : l'une pour « injure publique » après des propos sur les policiers qualifiés d'« enfants de Pétain » sur X, l'autre pour « appel à l'insurrection » lors d'un rassemblement contre l'islamophobie.
Procès pour incitation à la violence — audience au correctionnel
Jugé au tribunal correctionnel de Paris pour un discours prononcé lors d'un rassemblement de soutien à la Palestine. L'audience a tourné au chaos selon la presse. Décision en attente.
Interpellé à Saint-Denis — blocages lycéens
Sous contrôle judiciaire, interdit de manifestation, il prend la parole au mégaphone devant des lycéens à Saint-Denis. Interpellé par des policiers en civil quelques minutes plus tard. Charges : provocation, participation à un groupement en vue de violences, outrage. Décision judiciaire attendue le 6 octobre 2026.