Thierry Borne
Chef d'entreprise installé à Grilly, dans le Pays de Gex (Ain), Thierry Borne dirigeait le centre équestre des Écuries du Bois-Clos. À partir du début des années 2010, il engage un bras de fer avec l'administration française : s'appuyant sur une directive européenne de 1992 qu'il estime lui donner le droit de faire assurer ses quinze salariés auprès d'une compagnie d'assurance privée plutôt que via la Mutualité Sociale Agricole, il cesse de verser ses cotisations sociales, jugées excessives, et revendique ce choix au grand jour.
Thierry Borne
Thierry Borne est membre d'honneur du site Non Possumus, salué pour son courage et sa détermination sans faille face à l'administration, dans un combat mené au nom de la liberté et du droit de chacun à choisir sa protection sociale.
Qui est Thierry Borne
Chef d'entreprise installé à Grilly, dans le Pays de Gex (Ain), Thierry Borne dirigeait le centre équestre des Écuries du Bois-Clos. À partir du début des années 2010, il engage un bras de fer avec l'administration française : s'appuyant sur une directive européenne de 1992 qu'il estime lui donner le droit de faire assurer ses quinze salariés auprès d'une compagnie d'assurance privée plutôt que via la Mutualité Sociale Agricole, il cesse de verser ses cotisations sociales, jugées excessives, et revendique ce choix au grand jour.
Fondateur du mouvement « Parti de Rien », il en devient l'une des figures les plus déterminées, multipliant les actions coup-de-poing pour porter son combat sur la place publique : dépôt de fumier devant l'Assemblée nationale en janvier 2014, ou encore devant le domicile d'un huissier en 2015, pour, selon ses mots, « créer un événement choc » et attirer l'attention sur ce qu'il dénonce comme des dérives administratives et judiciaires.
Ce combat lui coûtera cher : perquisition de son centre équestre par la gendarmerie en décembre 2015, condamnation à six mois de prison ferme en février 2016, confiscation de son camion, puis mise aux enchères de son matériel professionnel en mars 2016 - une vente qui rassemblera des dizaines de soutiens venus manifester à ses côtés. Malgré ces épreuves, Thierry Borne refuse de céder et poursuit sa bataille judiciaire, convaincu du bien-fondé de son combat pour la liberté de choix en matière de protection sociale.
« Je ne lâcherai ABSOLUMENT RIEN, j'empêcherai quiconque d'enfreindre la loi et j'entends bien faire respecter notre Constitution à la lettre. »
En 2017, la Cour de cassation rend une décision mettant fin au monopole de la sécurité sociale pour certaines activités de gestion, un jugement qu'il interprète comme une victoire pour l'ensemble de la cause qu'il défend depuis des années. Il reste depuis une figure de référence pour de nombreux indépendants engagés dans des démarches similaires, et poursuivra son engagement citoyen dans les années suivantes, notamment pendant la période du Covid, en encourageant la résistance face aux mesures qu'il jugeait liberticides.
Un parcours de résistance
Dépôt de vingt tonnes de fumier devant l'Assemblée nationale à Paris. Lancement du mouvement « Parti de Rien ».
« Paiement » symbolique d'une facture d'huissier en fumier devant son domicile, pour dénoncer des frais qu'il juge abusifs.
Perquisition de la gendarmerie à son centre équestre de Grilly (Ain).
Condamnation à six mois de prison ferme, confiscation de son camion et dommages et intérêts.
Mise aux enchères de son matériel professionnel ; mobilisation de soutiens venus manifester sur place.
La Cour de cassation met fin au monopole de la sécurité sociale sur certaines activités de gestion, une décision qu'il salue comme une victoire de son combat.
Poursuite de son engagement citoyen durant la période du Covid, en appelant à la résistance face aux mesures sanitaires imposées.

